20090810

Mais ne dort pas trop vite mon ami.

Surprent le hibou qui veille la nuit,

prêt de ton lit et sans faire de bruit.

Sans ailles et camouflant son pelage,

il voit, entend des secrets sans âges.

Un jour tu voleras ses images.

Elles te préviennent du malsain et

quand on les aperçoit, on sait déjà ...

Que l'heure de s'éveiller vient de sonner !

Dans le monde du moindre effort

Le génie reste le combattant,

Armes dans les mains, il te pris seigneur de l'éclairer,

Sachant que tu es un mec moderne

Il rigole de ses pêchés,

Fleuretant cette nuit, le visage pâle et terne,

Il se drogue en oubliant

La saleté qui le pourrit,

Qui lui ronge l'esprit.

Mais heureusement, la lune lui sourit.




"La page web a expirée"

Tout le monde semble affamé de luxe, de beauté, d'air, de passion. Nous sommes des boulimiques du plaisir. Avide d'extase. Des drogués, tremblant en manque de ce foutre mystique et douillant à mort en totale donation. Paraître, paraître, paraître ! C'est là que j'aperçois les bouffons, les moutons de panurge, les fous de joie. c'est petites bêtes ridicules, pantins de leur époque, esclaves de leurs fringues.

Régales toi et bonne appétit.

"FÉLICITATION, vous êtes connecté !"
Mon ordinateur se réjouit, comme si je venais de faire un effort particulier et il continu:
"BRAVO ! Vous pouvez surfer en toute liberté" !

On sombre dans l'autosatisfaction. Je crie à la mascarade! J'appelle à la mutinerie. On nous leurre avec ce concept de plaisir, et j'en arrive a me demander si le soleil brille pour de vrai. En opposition internet est fictif, mais c'est encore le seul espace de connexion libre entre notre cerveau et les personnes, les pensées, les cultures...Sans lui, nous serions tous des loups errants dans les bois de la cité!
OH! Bordeaux, ma ville, ma vie, mon amour, ma pute!
Je serais donc une tâche sur un plateau, que l'on essuiera, que l'on cachera, et qui reviendra, plus collante, d'une autre couleur, avec une autre forme. C'est maintenant que je me félicite. Je serais une plume qui tournera, qui s'écrasera et qui volera. Je le félicite encore.
Rigolons ensemble des farces du monde qui se cachent dans le coin d'une télévision, à l'angle d'une rue, dans une discussion au bar, sur l'écran de ton portable, dans la main de ton copain... Ne nous perdons pas pour un sourire, un bien être, une drogue.

Et puis, merde si on ne baise pas ce soir, mais c'est a toi de le décider.